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Normil Rameau, c’est vivre ensemble avec les gangs

April 16, 2025, 1:11 p.m.

Port-au-Prince, le 16 Avril 2025.- Les blindés de la police ? Brûlés comme de simples carcasses. Les policiers ? Assassinés sans pitié, traqués comme des proies, parfois mutilés. Et même leurs cadavres, froids et abandonnés, ne semblent pas émouvoir ce Directeur général. Les commissariats ? Pris d’assaut, détruits, vidés, parfois annexés comme postes de commandement par les gangs. Face à ce chaos, aucune action d’envergure, aucune stratégie de reconquête, aucun discours qui pourraient redonner espoir à une population traumatisée. Rien. Le néant.Et l’on se demande alors : où est passée la honte qui fait de l’homme un homme ? Où est l’honneur ? Que veut dire être un chef, lorsqu’on ne protège ni ses hommes, ni son peuple, ni même sa propre institution ? Avec quel sentiment Normil Rameau jouit-il des privilèges de sa fonction s’il est si inefficace ? Que dit-il à sa femme, à ses enfants, s’ils sont dans le pays, lorsqu’il part “travailler” ? Que se dit-il en croisant son regard dans un miroir ? Voit-il un protecteur, un dirigeant, ou simplement un opportuniste qui fait semblant ?Même Kenscoff, la ville qui l’a vu naître et grandir, même sa Kenscoff il ne fait absolument rien pour la sauver des griffes des bandits. Les bandits gagnent des territoires et s’imposent en seuls maîtres. Ils brûlent et tuent, Rameau, lui, se contente de “vivre ensemble”. Voilà le bilan tragique d’un homme dont la fonction exige courage, et qui n’a offert que résignation.ARISTILDE Deslande Vant Bèf Info (VIB)