Le Nouvelliste
Ayiti College répond au professeur Kwaterko
Aug. 11, 2020, midnight
Faisant suite à la parution de la lettre de M. Kwaterko, tenant des propos diffamatoires et portant atteinte à l'honneur de notre organisation, Ayiti College se réjouit de l'opportunité offerte d'exercer un droit de réponse afin de faire taire ces allégations mensongères. Ayiti College est une plateforme universitaire qui offre l’opportunité aux bacheliers haïtiens d'entamer leurs études universitaires en Europe exclusivement avec ces quatre pays : la Pologne, la Roumanie, la Turquie et la Géorgie. Ce partenariat est fondé sur des bases solides avec l’appui des autorités des pays respectifs. Le processus de recrutement des bacheliers et les critères d’éligibilité sont clairement définis. La vision d’Ayiti College ne se résume pas seulement à fournir une opportunité d’éducation de qualité aux jeunes, mais aussi à les encourager à devenir de meilleurs citoyens par l’exploration du monde extérieur de leur pays d’origine. Tout d’abord, les quatre étudiants dont Monsieur Kwaterko fait référence : John Dalton Sinord, Nelly Guerrier, Jennifer Saget et Stéphanie Saget n'ont jamais été des boursiers d’Ayiti College, mais plutôt parrainés par monsieur Victor Profane qui s'est engagé à payer les frais de scolarité et en affirmant que les parents/familles paieront les autres frais. Une lettre a été adressée au bureau de M. Profane en date du 7 juin 2020 réclamant les remboursements et paiements des montants dus suivant notre entente dans le cadre des études de ces quatre (4) jeunes Haïtiens concernés en Pologne (ci-joint une copie de la lettre). En effet, ces étudiants devaient entamer des études en médecine en Pologne. Leur demande de visa a été adressée auprès de l’ambassade de Pologne au Panama incluant la lettre d’admission de l’institution polonaise (Poliski Instytut Jezykowy) pour apprendre la langue polonaise, puisque dans l’université choisie, les cours de médecine sont dispensés en polonais (ce choix a été fait par rapport à la différence de prix entre les universités publiques et privées). Ci-joint la lettre d’admission de l’institut et l’autorisation de ces quatre étudiants mentionnés plus haut dans le cadre de l’obtention de leur visa à l’ambassade de Pologne située au Panama. La lettre d’admission a permis l’obtention du visa d’étudiant, car elle mentionne clairement l’enregistrement et le paiement des frais liés pour ces quatre étudiants pour l’année académique (2019-2020) où le visa a été octroyé pour cette même durée (ci-joint la copie du visa de ces quatre étudiants, les lettres d’autorisation de demande de visa polonais et l’accusé de réception de leurs passeports incluant les visas émis, signés des étudiants). Les propos diffamatoires de monsieur Kwaterko selon lesquels les étudiants ont été piégés en Pologne s`avèrent erronés. Puisqu’il s'agissait d'un programme clairement défini ; à leur arrivée en Pologne, les quatre étudiants n’ont pas respecté leur engagement envers Ayiti College et leur sponsor, car il a été clairement stipulé dans le contrat signé par les étudiants que tout changement d’institution académique devrait être encadré par Ayiti College, afin de ne pas créer un dangereux précédent. À l’insu d’Ayiti College, le professeur Kwaterko les a contraints d'entamer des études en anglais au détriment de la langue polonaise tel que défini dans le programme sous prétexte qu’ils n’étaient pas assez intelligents pour apprendre le polonais et la médecine et que les Noirs sont plus aptes à apprendre l’anglais à l’instar du Polonais. Quelle naïveté de nos étudiants, mais quel affront à la race noire ! Or, les autres étudiants qui ont scrupuleusement respecté le programme initial ont bouclé avec succès le tout premier semestre, ont déjà entamé leur premier cours académique à l’université, ou ont été admis à leurs universités respectives pour commencer l’année académique 2020-2021. À en croire ce professeur, cela est la résultante de son encadrement et non celle du programme. Les seuls paiements effectués dans le cadre de cette affaire proviennent du bureau de monsieur Victor Profane. Cependant, le retard s’explique en raison du fait que l’administration de monsieur Profane avait préalablement versé les coûts alloués aux études de ces quatre étudiants à l’institut Poliski Instytut Jezykowy et avait formellement interdit le changement d’institution (en l'occurrence les études de la langue anglaise à l’Université Vistula), y compris les frais qui en découlent. Ce paiement de $6000 (4000+2000) auquel M. Kwaterko fait allusion a été effectué par le bureau de monsieur Profane à l’Université Vistula. Ces coûts n’ont jamais été planifiés dans notre budget et nous n’avons signé aucun contrat avec l’Université Vistula pour ces cours en question. M. Kwaterko a fait référence à un paiement effectué par le consul honoraire de Pologne en Haïti en vue de supporter ces étudiants, nous ne pouvons confirmer cette transaction puisque nous n’avons eu aucun contact avec ce consul. Parallèlement l’Université Vistula ne nous a jamais fait mention de ce paiement. Ce n’est qu’à travers la lettre publiée par Le Nouvelliste que nous avons pris connaissance de toutes les accusations faites par M. Kwaterko. Les quatre étudiants ont toujours été exclusivement à la charge de M. Profane et nous mettons en défi ce professeur de prouver le contraire. Depuis octobre, nous n’avons reçu aucune allocation pour les frais de nourriture de la part de ces quatre étudiants/parents. Nonobstant qu’aucune suite fructueuse n’a été trouvée durant les pourparlers entre le bureau de monsieur Profane et les parents concernant ces frais, Ayiti College n’a jamais demandé ou mis à la porte ces étudiants. Ils sont jusqu’à nos jours logés dans la villa que nous avions louée sise à l’adresse « Okrezna 32b, komorow 05-806, Pologne (en appui, une vidéo prise hier (5 août 2020) qui confirme leur présence en ces lieux). Comment affirmer que nous maltraitons nos étudiants alors qu’ils seraient nos meilleurs ambassadeurs ? Nous nous sommes efforcés de les mettre dans des conditions optimales d’étude bien qu’ils n’aient pas respecté leur engagement financier. Concernant le dossier de l’achat de l’ordinateur pour Larissa, sa mère a remis un montant de 1200$ à notre bureau en Haïti. Vu les contraintes liées à la pandémie de la Covid-19, le colis est resté en attente de livraison pendant plusieurs mois. Entre-temps, Larissa nous a confirmé n’en avoir plus besoin, vu qu’un bienfaiteur intéressé lui en a fourni un. De ce fait, nous avions avisé sa mère du remboursement de l’argent versé. Processus qui a été entamé et finalisé. Ayiti College ne s’est plié à aucune injonction ou ultimatum contrairement à ce qui est affirmé. À aucun moment, Ayiti College n’a déclaré faillite que ce soit stratégiquement ou autre. Si monsieur Kwaterko fait allusion à la dissolution de l’organisation au Royaume-Uni, cela est dû uniquement à la conséquence du Brexit, nous avions pour obligation d’être enregistrés dans un pays de l’espace Schengen afin de conclure des contrats avec les universités et ambassades de ces pays membres. Ainsi, Ayiti College a été obligé de s’enregistrer dans l’un des pays membres de l’Union pour continuer ses opérations. Sur ce point, Ayiti College s’étonne qu’un professeur « émérite » s’adonne à des conclusions aussi hâtives que farfelues. Nous voulons attirer l’attention du public sur le fait qu’Ayiti College est bel et bien enregistrée en Europe, si M. Kwaterko a réellement à sa portée assez de provisions légales pour avancer de telles accusations, il devrait s’en référer aux autorités polonaises. Ayiti College ignore les intentions et la nature des relations entretenues d’une part entre monsieur Kwaterko et ses étudiants et, d’autre part, les liens avec l’administration des études internationales de l’Université Vistula. Dans le cadre de nos démarches avec nos différents partenaires, approché par l’ambassade d’Haïti à Rome (où M. Kwaterko a fait parvenir sa première plainte à l’encontre d’Ayiti College), le directeur des études a certifié n’avoir aucun rapport professionnel avec monsieur Kwaterko. Ainsi, dès les premiers agissements et harcèlements de ce professeur en mal de reconnaissance qui, contrairement à ce qu’il affirme, essaie de boycotter toute venue d’étudiants en Pologne, nous avons contacté notre cabinet d’avocats pour entamer des poursuites judiciaires en Pologne à son égard. Nous sommes reconnaissants des différentes critiques constructives qui fusent de partout qui vont nous permettre de façonner nos grandes lignes directives à l’avenir. Il faut préciser aussi qu’Ayiti College compte déjà une trentaine d'étudiants dans différents domaines. On en est donc loin de l'amateurisme, voire de l’arnaque financière décrite par ce monsieur. Tout compte fait, nous déplorons le fait que nos étudiants se laissent manipuler par un étranger. Cependant, nous croyons fermement en la capacité de nos jeunes bacheliers haïtiens d’émerger et de s’épanouir tant sur le plan intellectuel que sur le plan social et culturel pour devenir des citoyens du monde sans frontière discriminatoire quelconque. Toutefois, Ayiti College poursuit sa mission et compte s’armer de courage afin de contribuer à l'émergence de leaders pour un changement positif d’Haïti bénéficiant d’une éducation de haute qualité. Sincères salutations, Sean A. Cormier président