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Diaspora haïtienne : un leader intègre Oxford et renforce le soft power d’Haïti sur le climat
Jan. 17, 2026, midnight
L’admission d’un jeune leader haïtien à l’Université d’Oxford, pour l’année académique 2026, illustre une nouvelle forme d’influence exercée par la diaspora haïtienne sur la scène internationale. À travers ce parcours, Haïti s’invite dans les cercles où se dessinent les grandes orientations mondiales en matière de gouvernance climatique. président du Centre d’Innovation Technologique et d’Entrepreneuriat (CITE), a été sélectionné pour intégrer la School of Climate Change de l’Université d’Oxford. Il s’agit de l’un des programmes les plus sélectifs et influents au monde dans le domaine du climat. De plus, cette admission intervient à un moment clé, alors que les règles de la finance climatique mondiale et de la justice environnementale font l’objet de profondes recompositions.Au-delà de la performance académique, cette trajectoire met en lumière le rôle stratégique que joue aujourd’hui la diaspora haïtienne dans la projection internationale du pays. En effet, dans un contexte où Haïti est souvent réduit à ses fragilités institutionnelles et sécuritaires, l’émergence de profils capables d’intervenir dans les espaces de décision globale contribue à façonner une image différente. Cette image est fondée sur l’expertise, la compétence et la capacité d’influence.La School of Climate Change d’Oxford s’est imposée comme un véritable carrefour de décideurs, de négociateurs et de conseillers appelés à peser sur les politiques climatiques internationales. Par ailleurs, l’intégration d’un Haïtien au sein de ce réseau restreint participe à une diplomatie du savoir. Dans ce contexte, la présence intellectuelle devient un levier de soft power pour les pays vulnérables.Le parcours de Kindy Vereus Montreuil s’inscrit dans cette dynamique. À travers ses engagements, il relie les réalités locales haïtiennes aux débats globaux sur l’adaptation climatique, la résilience des communautés et l’accès équitable aux financements internationaux. Ainsi, cette capacité à faire le pont entre terrain et gouvernance mondiale constitue un atout stratégique pour un pays particulièrement exposé aux effets du changement climatique.À Oxford, la formation portera notamment sur l’intégrité des engagements Net Zéro, un enjeu central dans la crédibilité des politiques climatiques et des marchés du carbone. Par conséquent, cette expertise ouvre des perspectives concrètes pour Haïti, notamment dans la valorisation des écosystèmes naturels comme les mangroves, la reforestation et les pratiques agroécologiques. Ces actions seront menées à travers des mécanismes reconnus à l’échelle internationale.Le programme inclut également une formation approfondie sur les mécanismes financiers du climat, tels que le Fonds vert pour le climat et les dispositifs liés aux pertes et préjudices. Il aborde aussi le nouveau cadre financier mondial attendu à partir de 2026. Il s’agit de domaines dans lesquels la présence de compétences haïtiennes peut renforcer la capacité du pays à défendre ses intérêts et à capter des ressources stratégiques.Dans un monde où l’influence ne se limite plus à la diplomatie classique, mais s’exerce aussi par le savoir, les réseaux et l’expertise, ce type de parcours illustre le potentiel de la diaspora haïtienne comme vecteur de soft power. Cela rappelle que, même en période de crise, Haïti continue de produire des profils capables de contribuer aux grandes décisions qui engagent l’avenir de la planète.