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Gangs armés en Haïti : qui contrôle quoi sur le territoire ?
Jan. 16, 2026, midnight
Depuis plusieurs années, la crise sécuritaire en Haïti repose en grande partie sur la question du contrôle territorial exercé par des groupes armés. Dans plusieurs zones du pays, surtout à Port-au-Prince, ces groupes influencent directement la vie quotidienne, la circulation et l’activité économique.Ce dossier propose une lecture claire et factuelle de la situation actuelle. Il identifie les principales zones sous influence armée, sans extrapolation ni spéculation, à partir d’informations disponibles et vérifiées.L’aire métropolitaine de Port-au-Prince concentre aujourd’hui la majorité des zones sous influence de gangs armés. Des quartiers comme Bel-Air, Martissant, La Saline, Cité Soleil, Carrefour-Feuilles et certaines zones de Delmas apparaissent régulièrement dans les rapports sécuritaires et humanitaires.Dans ces secteurs, les groupes armés imposent des règles de circulation. Ils prélèvent aussi des taxes informelles. Par conséquent, les habitants subissent une pression constante. Cette situation entraîne des déplacements internes et perturbe fortement l’économie locale.Au-delà des quartiers résidentiels, plusieurs axes routiers stratégiques jouent un rôle clé. Le contrôle de ces corridors permet de réguler le passage des marchandises, des personnes et parfois du carburant.Ainsi, ces zones deviennent souvent des lieux d’affrontements. Elles font aussi l’objet d’opérations policières. Toutefois, les équilibres restent fragiles et changent rapidement.Le contrôle territorial en Haïti n’est ni fixe ni homogène. Les alliances entre groupes évoluent. Certaines zones changent de main. De plus, les interventions des forces de l’ordre modifient parfois la situation sur le terrain.Pour cette raison, la lecture sécuritaire demeure complexe. Elle exige des mises à jour régulières, notamment pour les acteurs humanitaires, économiques et institutionnels.L’insécurité affecte directement la population. Les déplacements forcés augmentent. Les écoles ferment. L’accès aux soins devient plus difficile. En parallèle, les prix montent et l’activité économique ralentit.Dans plusieurs communes de la capitale, des milliers de familles vivent dans l’incertitude. Elles dépendent souvent de réseaux de solidarité ou d’aide humanitaire.