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Juno7

2026, une année décisive sans réponse à la crise haïtienne

Jan. 2, 2026, midnight

L’année 2026 débute dans un climat d’incertitude et de désillusion. Présentée comme une étape décisive pour le redressement d’Haïti, elle s’ouvre pourtant sans perspective claire de sortie de crise. Plus de quatre ans après l’assassinat de Jovenel Moïse, le pays reste confronté à une instabilité politique, sécuritaire et institutionnelle persistante.Le 1er janvier 2026, dans son message de Nouvel An, le président du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, a multiplié les déclarations d’intention. Il a évoqué la résilience nationale et appelé à poursuivre les efforts engagés. Cependant, il n’a pas abordé de manière directe le bilan du processus de transition en cours.À un mois de l’échéance du 7 février 2026, date marquant la fin du mandat du CPT, les objectifs annoncés au lancement de la transition restent largement inachevés. D’abord, la situation sécuritaire demeure critique. La violence armée continue d’affecter le quotidien de larges pans de la population.Ensuite, les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles ne sont toujours pas réunies. Par ailleurs, l’État peine encore à rétablir son autorité sur l’ensemble du territoire national.À ce stade, les autorités de transition n’ont présenté ni calendrier électoral pleinement opérationnel ni dispositif sécuritaire durable. Cette absence de résultats concrets alimente la fatigue et l’inquiétude au sein de la population, déjà éprouvée par la cherté de la vie et la dégradation continue des services publics.Ainsi, alors que 2026 aurait pu marquer le début d’une relance institutionnelle et politique, le pays semble plutôt s’orienter vers une nouvelle zone d’incertitude. Sans bilan clairement assumé, sans responsabilités établies et sans vision lisible pour l’après-transition, Haïti demeure suspendu à des décisions attendues, dans un contexte où l’urgence d’une sortie de crise reste entière.