this used to be photo

Juno7

Un ancien élève du lycée La Saline 7e sur 67 admis au concours de la faculté de médecine de Quisqueya

March 27, 2023, midnight

Jean Félix Jean âgé de 20 ans est le nom de ce jeune homme qui a grandi à Port-au-Prince plus particulièrement à La Saline, une zone contrôlée par des groupes armés où de paisibles citoyens sont souvent victimes. Malgré la guerre des gangs qui fait rage au bas de la ville, Félix n’a jamais baissé les bras et a poursuivi ses études dans des conditions extrêmement difficiles jusqu’à la Terminale au Lycée national de La Saline (Promotion 2021-2022).Maintenant, il est admis à la Faculté de médecine de l’ après avoir terminé 7ème sur 67 admis au concours de ladite faculté. Il a reçu les félicitations du ministre de l’Éducation nationale Nesmy Manigat. Dans une interview accordée à Juno7, le concerné a exprimé son contentement, tout en racontant son histoire et son principal objectif.En effet, les quartiers populaires ne sont pas seulement les bastions des gangs armés. Il y a des jeunes qui brillent, qui ont du talent et qui prouvent que tout n’est pas perdu. C’est le cas de Jean Félix Jean, ancien élève de l’école congréganiste Salésien de Don Bosco et du Lycée National de la Saline. Désormais, ce jeune peut se permettre de réaliser son rêve de devenir médecin. “Maintenant étudiant en médecine à l’Université Quisqueya, amoureux de tout ce qui a rapport avec la médecine, j’aime aider les autres et je suis également un point focal pour la plateforme U-report, une plateforme de Unicef”, a-t-il déclaré.Après ce bel exploit, il a reçu les mots de félicitation du ministre de l’Éducation nationale Nesmy Manigat. “Pourquoi #LekòlPaKaTann. BRAVO Jean Félix Jean, promotion 2021-2022 Lise #LASALIN 7e sur 67 bacheliers au concours de la Faculté de médecine de Quisqueya. Ce futur médecin et d’autres camarades sont une inspiration pour empêcher d’autres jeunes d’emprunter le chemin de la violence”, a déclaré sur Twitter le ministre.Le concerné, lors de cette interview est revenu sur les années difficiles qu’il a passées jusqu’à boucler ses études classiques pour arriver jusque-là. “C’était pas facile mais on avait l’obligation de s’y adapter car les autres établissements fonctionnaient correctement et nous ne pouvions pas abandonner notre cycle d’apprentissage, pour cela la direction du Lycée de concert avec le ministère de l’education a pris la décision de délocaliser le lycée dans trois autres établissements”, a-t-il rappelé.Rappelons que l’insécurité qui règne à La Saline avait hypothéqué plusieurs années scolaires des élèves du lycée. Le. lycée fonctionnait dans trois endroits différents: l’école nationale République du Canada (7ème, 8ème et 9ème année Fondamentale), l’école nationale Virginie Sampeur (NS1, NS2 et NS3), tandis que l’école nationale Isidord Boisrond avait pris en charge les élèves du NS4., a poursuivi Jean Félix Jean.Lors des derniers examens officiels du baccalauréat, il a obtenu un total de 1160 points. Il a révélé pour le journal, les raisons qui l’ont poussé à prendre part au concours d’admission de la faculté de médecine de Quisqueya. , a-t-il raconté.Après avoir reçu la nouvelle, le jeune Félix et sa maman ont fondu en larmes. , a-t-il déclaré fièrement.Une nouvelle étape démarre pour Jean Félix Jean qui ne veut pas s’arrêter en si bon chemin et s’est dit prêt à se battre pour atteindre son objectif. Il a profité du moment pour remercier le ministre qui selon lui fait un noble travail au sein du ministère de l’éducation concernant la reconnaissance et la valorisation des vraies valeurs de ce pays. Il a surtout envoyé un message très clair aux autorités. , a-t-il conclu.Rappelons que le lycée national de la Saline qui avait dû fermer ses portes pendant trois ans à cause des violences, a été le premier établissement à rouvrir dans le cadre de la campagne de continuité éducative “Lekòl Pa Ka Tann” lancée par le MENFP dès le retour du ministre Manigat en décembre 2021 au sein de l’institution.